31 décembre 2011

Dénouons le passé

Chercheurs nous le sommes, scrutant dans les visages qui s’offrent à nous en toute innocence, ce qui fut et ce qui sera peut-être…

« Chercher dans le visage d’un enfant ou dans les rides de l’âge… »
nous dit Jean-Luc Pouliquen
« Chercher sur l’autre rive… »
ce qui hante nos rêves de passant sur notre terre si belle mais si fragile qu’on a parfois envie de la bercer comme un enfant !

Chercher une flamme qui se propage au fil du temps dans le cœur des hommes peuplé de désirs d’infini :



Pierre Sentenac


« Là-bas, est le pays de la légende
une île peut-être
Mais nos yeux plus faibles que ceux du
lynx que ceux de
l’aigle peinent à en discerner
les contours »

écrit Michèle Molto-Courren.
Ainsi les livres tracent des routes, des chemins, mais le temps passe et dans notre errance nous dénouons le passé, ce quotidien imprimé en nous malgré l’absence !

« Ne pas séparer le soleil
des terres qu’il éblouit
des êtres qu’il mûrit.
Comment vivre ici
sans enfoncer ses doigts
dans l’étoffe du souvenir… »

se demande Jean-Luc Pouliquen, toujours en quête d’un enracinement…



Jacques Faufour



Peut-être est-il encore des gestes qui nous humanisent, ce jeu subtil entre ombre et lumière…et je contemple ces draps immenses tendus comme des oriflammes devant un mur trop grand…
Le chatoiement mouvant des couleurs nous invite à la pause, au renouveau…
Soulevons les voiles, un à un, d’un quotidien pérennisé.



Compléments:
Texte de présentation de Michèle Serre
illustration "Une Ile peut-être" de Pierre Sentenac
photographie de l'exposition "Chroniques d'un regard" de Jacques Faujour
au Musée de St Maur:
du 17 Déc. 2011 au 15 Mars 2012

Livres:
"Mémoire sans tain" de Jean-Luc Pouliquen 
est en vente port compris au prix de: 16,50Euros
voir: loiseaudefeudugarlaban.blogspot.com 
ou http://www.librairieharmattan.com/

"Une Ile peut-être" de Michèle Molto-Courren,
illustration de Pierre Sentenac (éd. Le Bien-Vivre),
Pour commander cet ouvrage contacter l'adresse mail: pierresentenac@orange.fr 
( Livres d’artiste de Collection, cousu main, couverture Moulin Laroque, papier moulin ou vergé:
tirages 100 exemplaires numérotés, prix: 15Euros)



Pour un commentaire cliquer sur l’enveloppe ci-dessous.

27 décembre 2011

Le fil tendu



Laure Dino, l’alchimiste des mots


Le poète espagnol Antonio Machado assigne au poète une mission parmi les hommes :

« Brinda poeta un canto de frontera
al silencio, a la muerte y al olvido »

C’est ce que nous offre Laure Dino dans quelques extraits de son œuvre
« Le fil tendu ».
Démêler les nœuds et les fils pour faire briller les mots métamorphosés par la lumière de l’amour et de la quête spirituelle, tel est le chemin qu’elle nous propose. Trouver le flacon mystérieux où l’homme peut boire pour sublimer le manque et neutraliser les frontières de la mort !
A travers la danse de la lumière Laure Dino nous entraîne « dans les lignes de l’infini » jusqu’aux tréfonds de l’âme…
Et l’on évoque le poète mystique Jean de la Croix plongé dans « une nuit obscure » cherchant à tâtons la Source d’Amour qui étanchera sa soif !

Dans le dialogue qu’elle nous présente : « Poème à deux voix » entre une femme poète et un peintre, elle exhorte le peintre de ne plus croire à la mort :

« Je t’écrirai de velours
Ne crois plus à la mort
De la brume »

Et le peintre promet des :

« Eclairs de génie
Couleur
sur le tableau exquis »feux d’artifices pour l’Aimée !



Pierre Sentenac,"clair-obscur" encres/arches




- & -



                                                Ne crois plus à la mort
Du soleil
Reste
un rayon glacé
Je te sculpterai de miel
Ne crois plus à la mort
De la neige
Reste
un flocon brûlé
Je t'écrirai  de velours

Ne crois plus à la mort
De la brume
Reste
un voile mouillé
Je te peindrai de soie
Ne crois plus à la mort
De la lune
Reste
un quartier désenchanté
Je t'habillerai de toi

Ne crois plus à la mort
Du coeur
Reste
un battement tué
Je te ressusciterai de moi

Ne crois plus à la mort
Reste
Mais toi, tu as tout l'alphabet
au bout des doigts

TOUS LES MOTS

Stop, maintenant là
arrête de bouger...
Ombre
sur la douce violence
qui s'esquisse
Coups de crayons

Lumière
sur l'amour fou
qui s'esquive
Eclairs de génie

Couleur
sur le tableau exquis
qui s'esquive de l'esquisse
Feux d'artifice

Le Fil Tendu
Poèmes à deux voix (extraits)
Laure Dino

Compléments:
Texte de présentation de Michèle Serre, illustration "clair-obscur" de Pierre Sentenac.

Rappel:
Publication sur le blog: loiseau de feu du garlaban, en janvier 2011,
" En tirant le fil de la poésie" avec Laure Dino



Pour un commentaire cliquer sur l’enveloppe ci-dessous.

23 décembre 2011

Conte de Noël


    Dans « Les nouveaux contes d’hiver », l’écrivaine danoise Karen Blixen écrit :

« Depuis qu’on a inventé la parole, on a raconté des histoires… Sans histoires, le genre humain aurait péri comme il aurait péri sans eau »

Ces propos nous ont amenés à imaginer pour un petit garçon le conte d’une goutte d’eau représentée dans le dessin ordinastiste ci-dessous.




Pierre Sentenac



Histoire d’une goutte d’eau


Le ruisseau un jour, par inadvertance, quitta son lit qu’il occupait avec tant de circonspection, depuis des lustres et des lustres.
Qu’arriva-t-il par ce bel automne pour qu’un maigre ruisseau osa enfreindre ses limites naturelles ?
Une crue soudaine en fut la cause et renversa le pauvre drôle brutalement sur la terre ferme !

Ah ! Quel voyage mes amis ! Jusqu’à la mer, cette grande inconnue, où le ruisseau déposa ses bagages !

La mer, il en avait entendu parler par un roseau bavard qu’il effleurait souvent de son eau chantante. Celui-ci l’avait appris par un vent marin qui le caressait après des chaleurs accablantes :

_ « Si tu voyais comme elle est belle et enchanteresse, bleue ou verte ou grise selon les heures et les saisons. »

Si bien que le pauvre ruisseau ne s’attendait pas à un tel bouleversement !
Il avait rêvé d’une étendue infinie, calme, apaisante, et voici qu’un piège mortel s’était refermé sur lui !
Mort de peur et de fatigue, il s’endormit presque instantanément…

Comment se réveiller de ce cauchemar épouvantable ? Se réveilla-t-il vraiment ?

Il semblerait que seule, une de ses gouttelettes d’eau, transparente et toute grise, perla sur le déchaînement d’écume qui lui avait fracassé son corps.

Mais elle était bien vivante et sa fuite sur la terre ferme fut un voyage extraordinaire ! Elle courut longtemps de plage en plage, de ville en ville, pour atterrir finalement près d’un puits à sec depuis des années.

Assise sur sa margelle, une petite fille inconnue se désolait de ne pouvoir boire un peu d’eau rafraîchissante. Ses parents étaient morts de faim et de soif et les villageois ne savaient comment faire pour le retour de la pluie.

Devant sa douleur, la petite goutte fut prise de compassion. Il fallait que la pluie revienne et puisque les prières semblaient inefficaces, elle sauverait elle-même la petite fille et puis le village et qui sait la terre entière ?

Mais que pouvait une pauvre petite goutte si personne ne l’écoutait et si les gens restaient immobiles devant la tâche à accomplir car le travail qui l’attendait était gigantesque !
Et d’abord remonter le moral de tous, faire briller les yeux de la petite fille, faire reculer le désert, creuser des puits plus nombreux et plus profonds, planter des plantes qui recueillent la rosée du matin et humidifient la terre. Ce n’est qu’à cette condition, portée par l’élan des oiseaux migrateurs que la petite goutte pourrait voler vers les nuages et les inciter à faire tomber la pluie…

Ce qu’elle fit avec beaucoup d’amour pour cette petite fille qui l’avait émue jusqu’aux larmes ! Et lorsque, la petite fille et les villageois, enfin exaucés, levaient leurs yeux reconnaissants vers le ciel, ils cherchaient une petite goutte d’eau qui leur avait donné sa vie sans le savoir.

Une gouttelette grise, transparente, qui n’avait pu oublier le ruisseau qui la portait et le chant des roseaux qui l’avait bercée toute sa vie !
Michèle Serre 

 Livre:

"Contes d'hier & d'aujourd'hui" de Michèle Serre,
illutrations de Pierre Sentenac

( Livres d’artiste de Collection, cousu main, couverture Moulin Laroque, papier moulin ou vergé:
tirages 100 exemplaires numérotés, prix: 15Euros)




Pour un commentaire cliquer sur l’enveloppe ci-dessous.

18 décembre 2011

Vers la Méditerranée


     La Méditerranée
a toujours exercé une étrange fascination sur les artistes et, à certaines périodes de l’histoire, elle constitue un pôle d’attraction, comme un appel profond sur les créateurs. Cet appel mystérieux Pierre Paul Riquet a dû certainement l’éprouver lorsqu’il entreprit le projet ambitieux de la construction du Canal du Midi se proposant de relier l’atlantique à la méditerranée. Grâce à son génie et à son abnégation totale (il fit le don de sa fortune) des générations de promeneurs ont joui de la belle simplicité du « monument », d’un parcours hors normes dans une grande variété des paysages, de l’ombre fraîche des platanes en ces étés brûlants du Lauragais, une voie d’eau unique vers la Méditerranée !

« Cette brume de la mer me caressait comme un bonheur » écrivait en son temps Maupassant dans ses Chroniques méditerranéennes.
Au bord du Canal du Midi, cette sensation ne m’est pas étrangère et les embruns lointains de la mer réveillent mon désir de beauté et ma nostalgie…



Pierre Sentenac, illustration de "Larges comme une mer" 



                                                        j
                                           n
                                               o

Et je me dis :

L’origine de la beauté c’est la mer

ses colères nous sauvent de l’endormissement

ses déchirements nous meurtrissent

son blanc feuillage d’écume

couvre la nudité de notre regard…



h


Larges comme une mer s’en vont

Les eaux du Canal du Midi

escortant nos désirs et nos rêves

le long des vignes et des jardins

jusqu’à la mer primordiale.

      c        m

      i

 Michèle Serre     

Deux poèmes du livre "Larges comme une mer"     

Livre:

   "Larges comme une mer" de Michèle Serre,
   illutrations de Pierre Sentenac
   est disponible aux Editions Le Bien-Vivre,
Pour commander cet ouvrage contacter l'adresse mail: pierresentenac@orange.fr  
( Livres d’artiste de Collection, cousu main, couverture Moulin Laroque, papier moulin ou vergé:
tirages 100 exemplaires numérotés, prix: 15Euros)



Pour un commentaire cliquer sur l’enveloppe ci-dessous.

14 décembre 2011

Poésie et partage

Autour du poète René Guy Cadou s’est réuni en 1941 l’Ecole de Rochefort et l’aventure n’a jamais cessé. Dans son livre publié en 2010 aux éditions du Petit Véhicule : "Ce lien secret qui les rassemble" Jean Luc Pouliquen rend hommage à ces poètes rassemblés dans un petit village de l’ouest de la France, Rochefort-sur-Loire… pour que la poésie retrouve ses pleins pouvoirs et éclaire ainsi un temps obscurci par la guerre ».


 Edition du petit véhicule: illustration couverture Pierre Sentenac


Le poète René Guy Cadou trop tôt disparu en 1951 « a été le chantre le plus brillant » de ce mouvement dont l’esprit de lumière ne s’est jamais éteint. Ses ferments ont levé mystérieusement sur les bords de la Méditerranée et l’élan ne s’est jamais démenti.




La revue « Chiendents » publiée par le Petit Véhicule de Nantes est consacrée à un des plus ardents défenseurs des poètes d’aujourd’hui sous le titre :
« Jean Luc Pouliquen ou le voyageur de mémoire »
Le directeur de cette nouvelle revue présente ainsi sa démarche :
« Ce cahier sera la dune et le sable d’une vraie liberté du mot, de sa chanson et de sa couleur…
Il s’agit aujourd’hui de faire vivre une démocratie culturelle d’un véritable échange… »
Après la présentation de l’itinéraire poétique de Jean Luc Pouliquen par différents interlocuteurs autour de rencontres authentiques, un poème manuscrit clôt joliment la revue :



« Tous ces matins

à réveiller les feuilles

et attendre apaisé

un geste des collines »


« réveiller les feuilles », tâche inlassable et toujours actuelle des poètes que ce voyageur de mémoire réunit dans son blog autour du feu toujours renouvelé de la poésie !


Livre:

"Ce lien qui les rassemble" de Jean Luc Pouliquen
Editions du Petit Véhicule_Nantes.
Illustration couverture de Pierre Sentenac

Revue Chiendents N°2
"Jean Luc Pouliquen ou Le Voyageur de mémoire"
Editions du Petit Véhicule_Nantes.
Il est à noter que Jean Luc Pouliquen, est l'auteur d'un Blog de Poésie
et l'on peut aussi joindre le blog du petit véhicule.


Pour un commentaire cliquer sur l’enveloppe ci-dessous.

8 décembre 2011

Les Sommeilleux



Heureux comme un loir, heureux les animaux sommeilleux de l'hiver!
Leçon de bonheur et de sagesse pour les enfants,
mais pas seulement...
  


                       
                            Pierre Sentenac               illustration Les sommeilleux


Les marmottes

Le secret du pays âpre
Du vent farouche sur les cols enneigés
Je le connais pour l’avoir redouté
Et leur chemin aveugle
Ne m’intéresse pas…
Mon cri d’amour
Je l’ai caché dans ce grenier de foin
Où les mains de la nuit
Ne sauraient nous étreindre…
Et nous pauvres marmottes
Nous savons que les rêves
Ne sont pas lettre morte.

Michèle Serre

Poème extrait du livre pour enfants: "Les sommeilleux"

Livre:
Ce livre pour enfant de Michèle Serre,
illutrations de Pierre Sentenac
est en vente Editions Le Bien-vivre,
( Livres d’artiste de Collection, cousu main, couverture Moulin Laroque, papier moulin
ou vergé: tirages 100 exemplaires numérotés, prix: 19Euros)



Pour un commentaire cliquer sur l’enveloppe ci-dessous.


3 décembre 2011

Les souliers de crêpe


Elle s’était profondément endormie. Mais avant le sommeil, elle pensait toujours aux anges ! Drôle d’idée sans doute dans une époque matérialiste !
Elle ne se posait pas la question sur l’existence ou la non-existence des anges. Simplement elle était poursuivie par certaines images.
Les anges de Paul Klee semblaient témoigner de leur présence
(plus qu’évidente) à côté des personnes qui le désiraient fortement.
Mais il y avait aussi les anges de Paul Claudel, ces anges éveilleurs d’idées et de désirs…

Pourquoi toutes ces images étaient-elles scellées dans son cœur avec autant de précision ?
Elles revivaient doucement comme si les ombres de la nuit participaient peu à peu à l’obscurité de la chambre…

Aucun objet n’était neutre, tous étaient habités de menaces latentes !
En pension, elle éprouvait déjà beaucoup de mal à raisonner ses terreurs enfantines, à vaincre la malveillance des formes qui sortaient de l’ombre et s’imposaient à son imagination.

Mais cette nuit-là, une douceur bienfaisante l’envahit sans qu’elle soit capable d’en déceler l’origine.

Le mur d’indifférence qui avait peu à peu et sans qu’elle s’en aperçoive, recouvert le passé, cédait devant sa joie inexplicable mais combien profonde.

Elle se reprochait souvent d’oublier volontairement les cousins ou les amis qui s’étaient éloignés de sa vie.
Au fond d’elle-même, elle leur en voulait presque…

Mais c’était cela, la vie !
Parfois, elle s’apitoyait un moment sur la mort d’un de ces êtres chers, mais le cœur ne suivait pas complètement…

Cette nuit-là, ce qu’elle découvrit dans la chambre ressemblait à un tableau qui se superposait aux autres tableaux.
Des souliers de crêpe, immobiles dans le silence…

Elle fut surprise par la vision et fortement ébranlée.

Ils avaient attendu si longtemps avant de se révéler à elle avec cette intensité poignante !
Son plaisir d’enfant, sa gratitude à la vue de ce cadeau extraordinaire, l’émerveillement complice de tous les cousins et cousines, une vague de bonheur refluait en elle…

Et l’odeur du crêpe si nouvelle, si particulière…

Comment l’atteindre encore ?
Les souliers de crêpe brillaient dans l’ombre.
Plus loin, émergeaient les chaussures seules et abandonnées
de Van Gogh …

Comme happé par le vide de ces chaussures béantes, son regard fouillait désespérément l’ombre à la recherche des souliers de crêpe.

Le mystère s’illuminait.

La joie se fit plus secrète.

La clef du passé, elle était là dans ces chaussures qui n’appartenaient à personne ou plutôt qui avaient appartenu un jour à une petite fille.
Que seraient-elles devenues si un ange ne les eût soigneusement mis à l’abri du froid et de la tourmente ?
Avait-il chaussé les semelles de crêpe pour venir jusqu’à elle et lui parler doucement de ce cousin aux portes de la mort ?

Les années d’oubli, d’indifférence cruelle s’effaçaient…

Un seul sentiment persistait, tenace et familier : l’amitié fraternelle qui la liait pour toujours au jeune homme séduisant, ce cousin presque mythique revenu de ses lointains voyages avec les merveilleuses chaussures de crêpe.

Michèle Serre  (Texte inédit)



Pierre Sentenac,"Lacets", Pastels/Arche,18x12cms


Livre:

Cette Nouvelle est extraite d'une publication de 3 Nouvelles de Michèle Serre

illustration de Pierre Sentenac
est disponible aux éditions Le Bien-Vivre,
Pour commander cet ouvrage contacter l'adresse mail: pierresentenac@orange.fr 
( Livres d’artiste de Collection, cousu main, couverture Moulin Laroque, papier moulin ou vergé:
tirages 100 exemplaires numérotés, prix: 15Euros )




Pour un commentaire cliquer sur l’enveloppe ci-dessous.

2 décembre 2011

Mais que disent les poètes

On attribue à Malraux, écrit Jean-claude Guillebaud, éditorialiste au Nouvel Observateur cette phrase savoureuse : « Mais que disent les poètes ? »
ne pourrait-on la réitérer aujourd’hui où la planète entière, engluée dans une économie déboussolée cherche un remède miracle ?
A la charnière de deux mondes, les poètes d’aujourd’hui cherchent un écho et s’interrogent en silence, au-delà des modes et de l’air du temps…
et quand on consent à écouter leur voix, le bonheur est là dans une musique que nous n’entendons plus !
Mais dans le grand concert médiatique, qui peut encore oser se dire poète ?
Aujourd’hui, je contemple avec tendresse ces deux petites filles tournées ensemble vers la mer et au loin l’horizon ; elles me parlent en secret de vraie poésie…
A quoi rêvent-elles ces merveilleuses petites filles ?
Le mystère est là nous enveloppant d’une douce présence…
Sagement assises, elles nous disent la vacance du regard et la force des rêves qui nous mènent vers le large, belle leçon de lumière pour ceux qui s’interrogent sur le sens de la vie aujourd’hui.





Ces petites inconnues vous attendent au Musée St Maur dans l'exposition

Chroniques d'un regard

du photographe Jacques Faujour

du 17 Décembre 2011 au 18 mars 2012


Pour un commentaire cliquer sur l’enveloppe ci-dessous.